Sommaire Summary Texte en anglais
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NOTRE PAYS, L'EUROPE
Thalia Zolotas
Vice-présidente, Relations internationales
Nous avons beaucoup parlé pendant ce dernier mois du sujet du nouveau siècle, et beaucoup plus encore du sujet du nouveau millénaire. Le monde entier parle d'une nouvelle époque.
Ce 1er siècle du nouveau millénaire,
possède toutes les valeurs disponibles pour devenir un siècle de coopération
internationale; bien qu'il y ait beaucoup de travail à faire pour arriver au
stage de maturité.
Un des principaux défis de l'Union Européenne pour l'an 2000 est son
extension.
Au consortium d'Helsinki, outre la candidature de la Turquie, les 15 pays
membres ont décidé à l'unanimité d'entreprendre les négociations pour
l'unification avec 12 autres pays, c'est-à-dire, les 10 pays candidats de
l'Europe Centrale et de l'Europe de l'Est, la République de Chypre et de Malte.
Ces négociations ont déjà commencé pour les cinq pays de l'Europe de l'Est (la Slovénie, la Tchéquie, la Hongrie, la Pologne, l'Estonie) et la République de Chypre, tandis que pour cinq autres pays de l'Europe de l'Est (la Bulgarie, la Roumanie, la Slovénie, Lettonie, Lituanie) et Malte, les négociations viennent de commencer au mois d'Avril.
Quand même, un grand vide d'ordre géopolitique restera sur le « tissu unifiant » de l'Europe, tant que des idées concrètes ne sont pas exprimées sur ce que sera la position de pays comme la Russie, l’Ukraine, la Bellarussie, la Moldavie, l'Albanie, la Yougoslavie, la Croatie et les démocraties caucasiennes dans le dit "tissu unifiant".
Le CPLOL jouera le premier rôle, comme il est le pionnier en matière d’orthophonie-logopédie. Et il devra jouer le rôle d'un leader généreux et ouvert, prenant les initiatives et faisant des propositions. Des initiatives devront être prises en ce qui concerne la création d'un climat de confiance et de collaboration. Des propositions autour de l'axe des investissements scientifiques de notre profession seront mises en place.
En peu de mots, le CPLOL doit et peut assumer le rôle du «leader»; parce que le CPLOL a acquis la connaissance des influences essentielles, de la coopération dans le cadre de différences et de particularités, ainsi que des points de convergence de toutes les Associations de la profession qui appartiennent à l'Union Européenne, et a déjà établi un climat de responsabilité collective et de consensus.
Comme le monde de ce 21ème siècle sera plus compliqué et concurrentiel, le CPLOL devra être préparé, non seulement pour envisager ce fait mais aussi pour le communiquer. Pour que cela soit fait, il nous faut un peu plus nous ouvrir.
Cela nécessite aussi de notre part une bonne préparation et une bonne organisation, pour établir des relations stables qui faciliteront l'entrée de ces pays dans le CPLOL quand les barrières géographiques de l'Union Européenne s'élargiront.
Au sein du CPLOL, nous avons depuis longtemps perçu l'importance de forger de tels liens avec les Associations de logopèdes, en Europe Centrale et en Europe de l'Est. Les expériences offertes par l'échange des réflexions, pourraient servir à l'enrichissement de nos connaissances et devront fortifier notre profession dans un sens plus global. Dans ce but, l'Assemblée Générale du CPLOL, à Luxembourg (1995), a pris la décision d'offrir aux Associations d'Orthophonistes en Europe de l'Est, ou en Europe Centrale, la possibilité d'obtenir la qualité de membre observateur.
Ainsi, ces dernières années nous avons eu le plaisir d'accueillir, en qualité de membre observateur la Norvège et la Suisse et, peu après, Chypre et l'Estonie. Ces associations sont en accord et ne présentent pas de déviances fondamentales en ce qui concerne les statuts et les règlements du CPLOL.
Malheureusement, nous avons constaté que plusieurs de ces pays et les associations nationales n'ont pas les moyens de couvrir leur dépenses et le coût de leur cotisation, et nécessitent une assistance financière pour pouvoir jouer un rôle plus actif dans le CPLOL, et, plus tard, dans l'Union Européenne.
Un certain nombre de pays et des Associations membres du CPLOL ont déjà initié une tel soutien financier en guise de subvention, mais d'une façon très limitée, par exemple: DBL (Allemagne) a soutenu financièrement l'association logopédique polonaise; la NVLF (Pays Bas) a établi des contacts avec nos collègues Russes; la FNO (France) a aussi établi des contacts avec nos collègues en Roumanie et avec certains collègues en Bulgarie; la Finlande avec l'Estonie, la Grèce avec Chypre et la Bulgarie et la Suède avec Lituanie.
En couvrant les frais, les
représentants de ces pays ont la possibilité de rejoindre notre congrès et en
réalité nous avons le plaisir de les avoir parmi nous aujourd'hui, ce qui est
vraiment une excellente occasion de discussions, d’échange d'idées et d’une
coopération plus étroite. Bien qu'il faille encore faire de plus grands
efforts pour rassembler toutes les associations et les logopèdes dans le monde.
La question principale qui demande une réponse appropriée a nos perspectives,
est:
"Pourquoi des parrainages?"
- S'agit-il seulement d’une assistance financière?
- S'agit-il de charité?
- S’agit-il d’un échange de visites ou peut-être de quelques idées?
- S’agit-il d’assister les autres?
- S’agit-il, seulement, de nous faire connaître?
Absolument pas!
Notre but n'est pas de se limiter à
couvrir les frais des représentants, pour participer à l'Assemblée Générale
annuelle ou aux réunions des commissions. Le support financier est le moyen
d'atteindre nos buts. Il y a sûrement beaucoup plus à faire, il faut viser un
but de prospection et de promotion, visites, échange d'idées, échanges
personnels, participation des représentants dans les activités logopédiques
nationales, sont quelques possibilités pour structurer ces contacts
professionnels et scientifiques. Au cours de nos contacts davantage d'actions
opportunes vont automatiquement en résulter. Nous devons profiter de la
présence de tous les pays, au sein de notre association. Suite à ce contact et
à cette collaboration, se créera une motivation qui rendra notre travail plus
productif et plus efficace.
Les Congrès, les Assemblées Générales, les réunions des commissions offrent
des excellentes occasions de se rencontrer, communiquer et discuter les
problèmes communs qui surgissent à propos de notre profession, nonobstant du
pays dont on vient. Nous avons beaucoup à apprendre des différentes cultures,
la façon dont les autres pensent et comment ils appliquent leurs connaissances.
Nous devions aussi nous impliquer sur les moyens d'assister nos collègues qui se trouvent dans ces pays, dans le but d'améliorer le contenu de leur formation initiale et de renforcer leur rôle et leurs fonctions dans leurs pays respectifs. Les assister aussi pour créer des associations logopédiques dans ces pays, ou de telles associations sont inexistantes.
D'autre part, les échanges de livres concernant l'orthophonie, en français ou en anglais, et du matériel thérapeutique sont non seulement les bienvenus mais d'une grande importance.
Et encore, le CPLOL doit être reconnu comme représentatif et expert dans le domaine de la logopédie par des organismes internationaux, tels que l'Union Européenne, l'UNESCO, l'UNICEF et, bien sûr, les gouvernements nationaux, et ceci est encore un de nos objectifs, vers lequel nous travaillons aussi, comme prendre l'initiative et maintenir des relations internationales avec les associations logopédiques, non seulement en Europe de l'Est mais aussi avec les Etats Unis et le Canada, l'Asie, l'Amérique du Sud et même l'Australie.
Des contacts personnels et des visites chez des groupes candidats semblent très importants et plus utiles pour la réalisation de nos buts.
Contacts avec d'autres associations, comme IALP, ASHA, etc. pour informer de l'importance du CPLOL, de son travail et de sa contribution à la construction de la logopédie-orthophonie, en Europe.
Pour ce grand événement, le 4eme Congrès, ici à Paris qui marquera le point de départ du prochain millénaire, a essayé de rassembler un grand nombre d'associations logopédiques du monde entier et de forger des relations entre l'Est et l'Occident. Nous avons aujourd'hui, aussi parmi nous, des collègues venant des Etats Unis, du Pérou, de la Tunisie, de la Russie, de la Roumanie, de la Bulgarie, de la Hongrie, de la Lituanie .... Ce faisant, nous investissons pour l'avenir de la logopédie en général, et celui du CPLOL en particulier.
Aujourd'hui, plusieurs associations logopédiques sont établies dans le monde. Toutes ces associations ont très vite compris que seule la communication entre nous et notre entente nous permettront d’arriver à maintenir, structurer et développer notre profession. Et c'est à ce but que le CPLOL travaille.
La technologie, à travers une communication internationale, et l'échange d'informations ont transformé le monde en un petit voisinage. Nous avons maintenant la possibilité de tout connaître sur la vie, les luttes, les rapports et les accomplissements scientifiques de tous les autres peuples. Aujourd'hui, les organisations internationales et la technologie peuvent assister les peuples à mieux se comprendre et à mieux agir.
Mes chers collègues,
Nous avons vécu le passé qui nous a donné beaucoup d’expériences.
Nous vivons le présent qui est en fait tout ce que nous avons.
Aujourd'hui, nous bénéficions de nos succès et nos expériences..
Nous ne connaissons pas l'avenir, mais nous pouvons ensemble, unis, creuser les fondations pour que cet avenir soit meilleur et fructueux, au profit de notre pays, l'Europe.