Summary
Sommaire Texte
en anglais
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La qualité de vie des patients aphasiques s‘ameliore-t-elle au cours de la rééducation?
Barbara Engell1, Bernd Evang2, Walter Huber2,
Caroline Rohde2
1 School for Logopedics at the University of Technology (RWTH) Aachen,
Germany
2 Department of Neurology at the University of Technology (RWTH) Aachen,
Germany
Introduction
Au cours des 20 dernières années de recherche médicale, la qualité de vie est devenue un des critères d’évaluation individuelle de l’état de santé, ou de l’expérience de vie quotidienne pour des sous-groupes spécifiques (par exemple des femmes ayant présenté un cancer du sein ou des patients présentant d’autres maladies chroniques).
La recherche médicale considère quatre catégories spécifiques de vie quotidienne. Aujourd’hui les quatre dimensions présentées ci-dessous sont habituellement mesurées dans la recherche consacrée à la qualité de vie :
(Bullinger et al. 1991)
Notre étude vise à poser la question de la qualité de vie ressentie par les patients aphasiques en fonction de ces quatre dimensions liées au quotidien.
Les orthophonistes, que ce soit en libéral ou dans des centres, tentent habituellement de percevoir la façon dont les patients aphasiques se sentent dans leur vie quotidienne. Mais dans la plupart des cas les patients ont des difficultés à s’exprimer suffisamment clairement. L’entourage a souvent du mal à offrir davantage qu’une impression fragmentaire des choses.
La question de ce fardeau individuel est très importante pour le travail orthophonique. Les difficultés langagières peuvent se manifester à divers niveaux de la vie. Pour certains, c’est la vie de famille qui souffre le plus, pour d’autres c’est la vie sociale ou les loisirs. Afin de prendre en compte les besoins réels de communication du patient, il faut comprendre le point de vue du patient sur ses doléances pour engager une intervention thérapeutique efficace.
En outre, les évaluations individuelles de la qualité de vie peuvent être utilisées pour évaluer la qualité de l’intervention : l’autonomie s’est-elle accrue durant la rééducation et cette prise d’autonomie perdure-t-elle après la rééducation ? Dans ce cas, la mesure de la qualité de vie pourrait devenir un instrument pour évaluer notre travail, de façon holistique et exhaustive.
Nous voudrions vous présenter deux études. La première concerne la création d’un questionnaire permettant d’évaluer la qualité de vie des patients aphasiques. Dans la seconde, nous avons enquêté sur la qualité de vie de 31 patients aphasiques et leur entourage, sur une plus longue durée, afin de savoir si et comment cette estimation de la qualité de vie évoluait.
Première étude
Les questionnaires d’auto-évaluation de la qualité de vie existants qui se basent sur des questions écrites, ne peuvent être utiles aux aphasiques en raison des troubles du langage écrit, ou des troubles de compréhension orale si les questions sont lues par l’orthophoniste.
Nous avons donc créé un nouveau bilan, construit autour de l’image.
Ce nouveau questionnaire est une forme adaptée de l’inventaire de la qualité de vie pour les patients atteints de maladies neurologiques, ou ALQI, mis en place par Hütter in 1995.
Chacun des 90 items du ALQI montre une phrase représentant une plainte physique ou psychosociale possible, et qui est estimée vraie ou fausse par le patient lui-même. La version auto-évaluée du ALQI donne trois points supplémentaires par item qui objectivent la sévérité de la plainte. Cela permet au patient d’indiquer la force de son ressentiment par rapport à chaque item jugé vrai. L’exemple ci-dessous est tiré du chapitre " interaction sociale ".
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ja ("yes" "oui") nein ("no" "non")
nicht ("not" "non") mittel ("moderately" "moyennement") sehr ("much" "beaucoup")_________________________________________________________________________________
Les items de l’ALQI ont été transformés pour en faire une version picturale, afin de permettre aux patients aphasiques de comprendre le contenu des propositions, et de donner des réponses non-verbales. L’image ci-dessous montre la version picturale de l’exemple donné plus haut. Toutes les images sont dessinées au moyen de traits simplifiés par un dessinateur professionnel. La moitié des personnages met en situation des femmes, l’autre moitié des hommes. Les personnes handicapées sont identifiées par des cheveux foncés.

Comme on le voit, une phrase écrite fut ajoutée à chaque situation, exprimant ainsi dans un style télégraphique le contenu de la proposition. Lorsqu’une nouvelle image est montrée, ces phrases sont lues au patient par l’examinateur, afin d’activer le traitement multimodal de l’information. Des pictogrammes simples furent utilisés pour permettre au patient d’indiquer le degré de sévérité. Les doléances devaient être jugées par un choix limité entre " le pouce levé/baissé ", combiné avec les phrases " oui, c’est vrai/non, ce n’est pas vrai ". Dans les cas où le patient répondait par " oui ", il devait alors en évaluer le degré en faisant un choix entre un visage neutre, un visage qui fronce les sourcils, et un visage en pleurs, associés avec les expressions émotionnelles écrites (" ça m’est égal " (en allemand " egal "), " dur " (en allemand " schlimm "), ou " très dur " (en allemand " sehr schlimm ").
Comme le SIP, l’ALQI dans ces deux versions, originale et picturale, permet le calcul d’un sous-score physique et d’un sous-score psycho-social en plus du score total. Les sous-scores font partie de groupes d’items appartenant aux différents aspects de la qualité de vie. Deux aspects furent ajoutés afin de mieux répondre à la situation particulière des patients avec des troubles du langage et des dysfonctionnements possibles d’ordre cognitif.
Le nombre total d’items est 117.
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Nombre d’Items |
Exemple |
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PSYCHOSOCIAL PHYSIQUE PHYSIQUE PSYCHOSOCIAL PSYCHOSOCIAL PHYSIQUE PSYCHOSOCIAL PSYCHOSOCIAL PHYSIQUE |
10 10 10 10 10 10 10 10 10 |
Je reste assis(e) la plupart du temps J’ai moins d’activités avec des groupes de gens Je m’isole du reste de la famille Je ne peux plus marcher Je ne parle pas bien. Je regarde davantage la télé Quelqu’un me lave |
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14 13 |
J‘ai du mal à me rappeler de quelque chose |
Table 1: Conception du Aachen Quality of Life Inventory (ALQI) : Les catégories sont données dans l’ordre de présentation.
Avec ce nouveau questionnaire pictural, nous avons pu évaluer la qualité de vie des patients aphasiques alors que l’entourage a pu répondre au questionnaire écrit. Afin de contrôler l’état d’esprit dans lequel se trouvaient les patients, nous avons sélectionné le sous-groupe " dépression " du Profile of Mood State (POMS, McNair et al., 1971), qui fut proposé à l’entourage en même temps que la version écrite du ALQI. Afin d’évaluer la sévérité des troubles du langage et de les classer dans un syndrome aphasique, nous avons utilisé le Aachen Aphasia Test (AAT, Huber et al., 1983).
L’objectif de cette première étude était de montrer la comparabilité des deux versions ; la version écrite et la version en images. Dans un second temps nous voulions savoir si les patients et leur entourage montraient des profils particuliers dans leur évaluation de la qualité de vie.
Procédure
Cette étude fut conduite au sein du service d’aphasiologie du University Hospital d’Aix-la-Chapelle (Aachen). Seuls les patients étant retournés à la maison pendant au moins trois semaines avant leur entrée au University Hospital furent admis dans cette étude sur la qualité de vie. On leur administra ce questionnaire ALQI (version images) durant leur premier jour à l’hôpital, en leur demandant de juger leur vie quotidienne durant la semaine précédente à la maison. Le bilan était proposé dans une pièce calme, sans limitation dans le temps.
Lors de l’admission, on donna le questionnaire ALQI (version écrite) à un membre de l’entourage du patient qui l’accompagnait et qui connaissait les conditions de vie à la maison.
Ces partenaires durent remplir la version écrite du ALQI avant de quitter l’hôpital.
Sujets
Cette étude portait sur 26 patients et 24 partenaires. Un membre de famille refusa sa participation et un des patients vivait seul. Dans 21 cas le ALQI (version écrite) fut proposé à l’époux(se), dans trois autres cas, à d’autres membres de la famille.
L’âge moyen des patients était de 54 ans, il y avait 7 femmes et 19 hommes. Chez tous les patients, on notait une étiologie d’ordre vasculaire, avec une durée moyenne de l’aphasie de 12 mois. 19 patients présentaient une hémiparésie, 7 patients ne présentaient aucun trouble moteur. L’aphasie était non fluente chez 17 patients, et fluente chez les 9 autres.
Résultats
Nous avons comptabilisé le nombre de réponse " oui " pour chaque patient et pour chacune des 11 catégories, les deux sous-scores et le score total.
Comparaison entre l’évaluation par les patients et par l’entourage
Le tableau ci-dessous montre les valeurs moyennes des évaluations des patients et de l’entourage.

On peut montrer la similarité du nombre moyen de plaintes noté dans l’évaluation des patients (version images) et dans celle de l’entourage (version écrite). Cela est valable pour le score total ainsi que les sous-scores physique et psychosocial dans chaque catégorie.
Les doléances les plus fortes dans l’évaluation des patients et dans celle de l’entourage relevaient des catégories langage, communication, cognition, loisirs et tenue de la maison.
Seules deux différences numériques furent significatives lors des tests T appliqués pour différencier les échantillons. Pour la catégorie " activité ", les patients ressentaient davantage de difficultés de façon significative par rapport au ressenti de l’entourage (p=0,08). Dans la catégorie " langage ", l’entourage rapporte un nombre plus important de doléances (p= 04). Les autres catégories ne montrent aucune différence significative entre les réponses des patients et celles de l’entourage (toutes les valeurs p sont supérieures à p=0,1).
Influence des variables de contrôle
Il est évident que l’évaluation de la qualité de vie peut être influencée par divers facteurs démographiques et cliniques.
Nous avons considéré les suivants :
GENRE
: femme/homme (n = 9 contre 17),Nous avons évalué l’impact de ces facteurs grâce aux tests-T.
L’impact des facteurs cliniques sur l’évaluation de la qualité de vie par les patients et leur entourage fut démontré pour l’expression orale, les troubles moteurs, et l’état d’esprit, dans le score total et les sous-scores physique et psychosocial.
Expression orale : les aphasiques non-fluents ont rapporté davantage de doléances que les aphasiques fluents sur le sous-score physique et le score total, mais pas sur le sous-score psychosocial. Cela est apparemment lié à la présence de parésies sévères à modérées chez les 17 patients présentant une aphasie non-fluente sauf un, alors que 3 seulement des 9 patients présentant une aphasie fluente présentaient une parésie légère.
Troubles moteurs : Comme on peut s’y attendre, les patients hémiparésiés ont émis davantage de doléances sur le score physique et sur le score total, que les patients ne présentant pas ou plus de troubles moteurs.
Etat d’esprit : de plus, les patients ressentis comme dépressifs par leur entourage ont émis plus de doléances que les patients non dépressifs, ceci pour le sous-score ;
L’entourage a également noté que les patients dépressifs ont beaucoup plus de handicaps psychosociaux.
En outre, pour les catégories cognition et langage, la durée de l’aphasie et la compréhension du langage semblent jouer un rôle, mais pas les troubles moteurs.
Les patients présentant une aphasie chronique ont été ressentis par leur époux(se) comme ayant davantage de plaintes concernant leurs capacités cognitives. De plus, pour la catégorie cognition, les patients ressentis comme dépressifs ont exprimé plus de doléances que les patients non dépressifs.
Seconde Etude
Cette seconde investigation recherche si notre questionnaire peut faire état des changements durables dans l’évaluation de la qualité de vie.
Nous voulions répondre aux questions suivantes :
Procédure
Afin d’évaluer l’état d’esprit des aphasiques de façon directe sans l’aide de l’entourage, des échelles visuelles analogues de l’humeur furent utilisés. L’entourage devait donner une estimation de l’état de l’humeur des aphasiques avec un questionnaire standardisé (le BDI). Comme les aphasiques, l’entourage dut juger du degré du ressenti au moyen d’une échelle à trois niveaux. Selon la durée de l’aphasie, nous avons obtenu trois groupes : un groupe post AVC (1 à 12 mois), un groupe chronique (13 à 24 mois) et un groupe chronique durable (plus de 24 mois).
L’étude inclut des mesures en trois temps : au début d’un programme intensif de rééducation de 7 semaines au sein de notre service d’aphasiologie, à la fin de cette période, et après 3 mois de retour à la maison. Les patients devaient répondre au questionnaire ALQI à chacun des trois moments, et l’entourage uniquement au début et à la fin de l’étude. Pour évaluer le syndrome et la sévérité de l’aphasie, nous avons utilisé le AAT au début et à la fin du programme de rééducation, et le Token Test aux trois moments de mesure pour évaluer de façon globale les déficits langagiers.
Sujets :
L‘étude a suivi 31 patients et leur entourage. L‘âge moyen des patients était de 54 ans, incluant 8 femmes et 23 hommes. Chez tous les patients, on notait une étiologie d’ordre vasculaire, avec une durée moyenne de l’aphasie de 22 mois. 15 patients présentaient une hémiparésie, 16 patients ne présentaient aucun trouble moteur. L’aphasie était non fluente chez 19 patients, et fluente chez les 12 autres. Le tableau suivant montre les données cliniques selon les trois groupes.
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Post-AVC |
Chronique |
Chronique durable |
total |
||||
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n = |
9 |
9 |
13 |
31 |
||||
|
Genre Homme Femme |
8 1 |
6 3 |
9 4 |
23 8 |
||||
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Age (ans) Moyenne extrêmes |
50 / 50 28 – 70 |
55 / 54 40 – 71 |
54 / 52 29 – 72 |
52 / 54 28 – 72 |
||||
|
Durée de l’aphasie (mois) Moyenne Extrêmes |
1 – 12 |
13 – 24 |
26 – 98 |
1 – 98 |
||||
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|
fréquence |
Proportion de la fréquence % |
fréquence |
Proportion de la fréquence % |
fréquence |
Proportion de la fréquence % |
fréquence |
Proportion de la fréquence % |
|
Etiologie Vasculaire Autres |
8 1 |
89 11 |
9 0 |
100 0 |
13 0 |
100 0 |
30 1 |
97 3 |
|
Parésie sans moderée sévère |
6 2 1 |
67 22 11 |
2 2 |
56 22 22 |
5 3 5 |
38 24 38 |
16 7 8 |
51 23 26 |
|
Latéralité droite gauche ambidextre |
9 0 0 |
100 0 0 |
9 0 0 |
100 0 0 |
11 0 2 |
85 0 15 |
29 0 2 |
94 0 6 |
|
Syndrome Global Wernicke Broca Amnésique |
2 3 2 2 |
22 32 22 22 |
1 2 6 0 |
11 22 67 0 |
0 2 8 3 |
0 15 62 23 |
3 7 16 5 |
10 22 52 16 |
Tableau 2 : données cliniques
Résultats
Comme dans la première étude, nous avons pris en compte deux sous-scores : un physique et un psychosocial. Pour les deux sous-scores nous avons comptabilisé les réponses affirmatives " oui ". Le diagramme suivant montre les données préliminaires.

Patients :
Pour les patients, il y avait une différence dans le sous-score physique selon le temps. Les doléances ont diminué entre le début et la fin du programme de rééducation, et encore trois mois après la fin de ce programme. De façon plus précise, pour le groupe post AVC et le chronique durable, ces différences ont pu être démontrées. Pour le sous-score psychosocial, il y avait également une diminution des doléances selon le temps pour tous les patients.
Entourage :
En ce qui concerne l’évaluation par l’entourage, on ne note pas de diminution des doléances selon le temps, mais des différences purent être identifiées entre les trois groupes. Pour le groupe post-AVC le nombre de doléances était inférieur à celui pour les deux autres groupes d’aphasiques chroniques. L’examen du sous-score psychosocial montre également une diminution des doléances, notamment en ce qui concerne le groupe de chroniques durables.
En général, l’entourage exprime davantage de doléances que les aphasiques. Et pour l’entourage et les patients, on note davantage de plaintes concernant l’aspect psychosocial que physique.
Le Token Test utilisé pour évaluer les capacités globales de langage, montre une réduction du nombre d’erreurs en fonction du temps pour le sous-groupe post-AVC et le groupe chronique. Pour les patients présentant une aphasie chronique durable, aucune amélioration de l’expression n’a pu être montrée.
L’état d’esprit des patients était stable durant toute l’étude. Cela est démontré par l’évaluation de l’entourage ainsi que par l’auto-évaluation utilisant l’échelle analogique.
Conclusions
Nous avons mis en place un questionnaire pictural d’évaluation de la qualité de la vie afin de permettre aux patients aphasiques d’évaluer eux-mêmes leur qualité de vie. Dans notre première étude nous avons pu démontrer la comparabilité de la version picturale par rapport à la version écrite. Pour les aphasiques et leur entourage, les catégories les plus affectées au quotidien, en dehors du langage, de la communication et de la cognition, furent les loisirs et la tenue de la maison. De plus, les facteurs cliniques comme la fluence, les troubles moteurs et l’état d’esprit avaient un impact sur l’évaluation de la qualité de vie pour à la fois les aphasiques et leur entourage.
Dans notre seconde étude nous avons pu montrer qu’il y avait un changement dans l’évaluation de la qualité de vie au cours d’une rééducation orthophonique intensive, et que la réduction de la plainte durait après le retour à la maison. En particulier les facteurs psychosociaux restent stables. Cela a été valable pour les trois sous-groupes décrits, le post-AVC, les aphasiques chroniques et leur entourage, ainsi que pour le sous-groupe chronique durable. En ce qui concerne ce dernier sous-groupe la qualité de vie fut ressentie comme améliorée durant la rééducation même si les capacités d’expression mesurées par le Token Test n’ont pas été modifiées.
Nous pensons que l’évaluation de la qualité de vie par les patients et l’entourage peut devenir une méthode utile pour évaluer les résultats de la rééducation de façon exhaustive. Nous savons que l’aphasie n’est pas seulement un handicap de langage mais qu’elle influence également les éléments personnels et sociaux des aphasiques et de leur entourage. Même pour les aphasiques présentant une aphasie chronique durable, la qualité de vie s’améliore au cours de la rééducation.
Notre but est que les mesures de la qualité de vie et de l’état de l’humeur deviennent, de plus en plus pour les aphasiques et leur entourage, une procédure standard dans la gestion de la rééducation.