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  Renseignements pratiques relatifs

    à la profession dorthophoniste en France


 

Chiffres

  • Nombre d’habitants : 60 millions

  • Nombre d’orthophonistes : 14 500

  • Densité moyenne pour 100 000 habitants : 24

  • Répartition géographique déséquilibrée : dans certaines région, la densité pour 100 000 habitants est de 45 orthophonistes, dans d’autres elle, est de 11 orthophonistes…

  • Les grandes métropoles urbaines et les villes universitaires sont mieux pourvues que les zones rurales ou semi-urbaines

  • Exercice libéral conventionné (en cabinet indépendant) : 11 500 orthophonistes

  • Exercice salarié (services hospitaliers, instituts spécialisés…): 3000 orthophonistes

  • La France manque d’orthophonistes par rapport aux besoins justifiés médicalement

 Diplôme et études initiales

  • Le certificat de Capacité d’Orthophoniste

  • La profession est créée officiellement par la loi du 10 juillet 1964

  • La profession d’orthophoniste est réglementée au Code de la santé publique

  • La profession d’orthophoniste est une profession de santé, classée dans «auxiliaires médicaux», ou encore profession paramédicale

  • Actuellement, 13 écoles d’orthophonie habilitées délivrent la formation

  • Ces 13 écoles ou instituts dépendent de facultés de Médecine (cycle universitaire)

  • Il existe un numerus clausus : en 2004, seul 650 étudiants pourront entrer en formation

  • Pour entrer à l’école, il faut être titulaire du baccalauréat

  • Pour entrer à l’école, il faut satisfaire aux épreuves d’un concours d’entrée (10% de reçus par rapport au nombre des candidats)

  • La formation dure 4 années universitaires : 1700 heures de cours théoriques et spécifiques au minimum, 1200 heures de stages pratiques au minimum (compte non tenu du travail personnel ni du travail de réalisation du mémoire de recherche de fin d’études)

  • Le diplôme est sanctionné par la soutenance publique d’un mémoire de recherche à la fin de la quatrième année

  • La formation est reconnue par l’Etat à hauteur de Bac + 3 ans…

  • Un équivalence est reconnue à hauteur d’un DEUG (ou entrée en licence), essentiellement en Sciences du Langage, en Sciences de l’Education, voire en Psychologie… 

Pour travailler en France comme orthophoniste

  • Si on est ressortissant d’un des pays de l’Union Européenne (des 15 avant le 1er mai, on ne sait pas encore ce qu’il advient si on est ressortissant d’un pays nouvellement entré dans l’Union depuis le 1er mai 2004) et de la Suisse (accord spécifique avec l’UE), il faut satisfaire à la procédure de reconnaissance mutuelle des diplômes, actuellement selon la directive 89/48 CEE, en vigueur depuis le 1er janvier 1991 (voir fiche technique à ce sujet), et obtenir l’autorisation d’exercer.

  • Si on est ressortissant d’un quelconque autre pays, il faut être titulaire du diplôme français (CCO), même si le diplôme national est supérieur… Dans ce cas, entrer en formation dans une école (concours), puis essayer de négocier des équivalence avec la direction de l’école, en fonction de ses acquis personnels… En effet, la France n’a passé aucun accord bilatéral avec un autre pays.

  • Il faut OBLIGATOIREMENT faire enregistrer son diplôme à la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales du département d’exercice (ou de résidence, si l’orthophoniste ne fait que des remplacements), et ce quel que soit son mode d’exercice (salarié ou libéral).

  • Il est conseillé ensuite, dans la mesure où il faut respecter les réglementations nationales en vigueur, prendre contact avec le syndicat professionnel local (département ou région), qui pourra donner toutes informations utiles et indispensables.

  • L’exercice de l’orthophonie est interdit dans un local commercial.

  • En dehors de conventions particulières passées entre un établissement et un praticien dans le cadre de l'intégration d'un enfant, ou d'actions de dépistage et de prévention, l'exercice de l'orthophonie est interdit dans les locaux scolaires.

  • En cas d’exercice salarié : un contrat avec l’employeur fixera les conditions de travail, de rémunération et la progression de carrière. Il peut s’agir de la fonction publique, ou du secteur privé médico-social ; dans ce dernier cas, suivant l’établissement, le professionnel dépend d’une convention collective qui relève de l’employeur.

  • En cas d’exercice libéral indépendant, il faut déclarer son installation à la Caisse d’assurance maladie du secteur ; en effet, il existe une convention entre l’Assurance maladie et la profession (Fédération Nationale des Orthophonistes), qui fixe les droits et les devoirs de chacun, et qui permet aux assurés sociaux de bénéficier de la prise en charge financière des soins dans certaines conditions. Il conviendra également, en cas d’exercice libéral, de s’inscrire obligatoirement à la Caisse de retraite des auxiliaires médicaux.

  • Dans tous les cas, la profession étant réglementée au Code de la Santé, l’orthophoniste doit respecter toutes les réglementations nationales en vigueur: lois, décrets, arrêtés, conventions, codes éthiques et déontologiques…

  • La publicité est interdite en France pour toutes les professions de santé.

  • L’orthophoniste, par son statut d’auxiliaire médical, dépend de l’autorité médicale, et pratique hors sa présence : le médecin doit prescrire le bilan initial d’orthophonie, et être tenu informé du diagnostic orthophonique, ainsi que du plan de soins et des suites qui sont données.

La formation professionnelle continue

  • Elle est possible, et même recommandée, afin que le praticien soit toujours à la pointe des connaissances, des recherches et des techniques fournies par les sciences et toutes les disciplines qui ont rapport avec l’orthophonie. Avant de devenir probablement obligatoire prochainement…

  • Des prises en charge financières sont d’ores et déjà possibles dans tous les cas :

    • Pour l’orthophoniste salarié, l’employeur prend en charge les frais de formation, temps qui est pris sur le temps de travail ; mais attention, pour en bénéficier, il faut figurer sur le plan de formation, ou tout au moins avoir l’accord de l’employeur.

    • Pour l’orthophoniste libéral, il existe trois possibilités : soit il finance lui-même les sessions de formation personnelle qu’il souhaite suivre, soit il s’inscrit aux sessions de formation agréées par le FIF/PL (organisme des professions libérales), soit enfin il participe aux sessions de formation, sur des thèmes définis conventionnellement, financées par l’Assurance maladie.

Des catalogues de programmes sont disponibles dans la presse professionnelle et sur le site web de la Fédération Nationale des Orthophonistes : www.orthophonistes.fr

Adresses utiles :

  • Fédération Nationale des Orthophonistes : 2, Rue des Deux Gares – F-75010 PARIS / Tél : 01.40.35.63.75. E-mail : fno@wanadoo.fr

  • Ortho-Edition (maison d’édition de la FNO): 76, Rue Jean Jaurès, F-62330 ISBERGUES

  • UNADREO (Association de recherche en orthophonie): 2, Rue des Deux Gares F-75010 PARIS E-mail : unadreo@wanadoo.fr

  • Ministère de la Santé – Direction de l’Hospitalisation et de l’Offre de Soins – 8, avecnue de Ségur F-75007 PARIS

  • Orthophonistes du Monde (association humanitaire) : 2, Rue des Deux Gares F-75010 PARIS

  • www.orthophonistes.fr

 

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